Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Créer un Blog

Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 10:01

La qualité est de plus en plus une variable essentielle pour toute entreprise qui propose des biens et/ou des services sur un marché. La qualité d'un produit couvre sa performance, mais aussi sa disponibilité. Elle est devenue un argument essentiel pour les entreprises parce que critère essentiel de choix pour les clients. C'est un facteur que les premiers doivent savoir atteindre de sorte à éviter que les seconds ne puissent la mettre en doute.

1.1.0 Définition de la qualité

Bien souvent, le terme « qualité » est interprété de manières très diverses. Dans le langage courant, on parle de produit de première qualité, ce qui signifie que le client est satisfait de la marchandise et des services offerts. Pour lui, la qualité est synonyme de satisfaction. Pour l'entreprise en revanche, la qualité implique par exemple la rapide disponibilité des produits à des coûts avantageux.

1.1.1 Signification de la qualité

Il est courant de distinguer les produits (matériels) et les services (immatériels). Cependant, avec le développement de l'entreprise, le terme « produit » tend à s'imposer pour désigner les uns et les autres1(*). Cette fusion entérinée par la normalisation internationale relative à la qualité, a ses raisons et surtout l'avantage de la simplicité ; car de plus en plus, produits et services sont associés dans les fournitures et prestations des entreprises.

Le produit est défini comme le résultat d'un ensemble d'activités corrélées ou interactives qui transforme des éléments d'entrée en éléments de sortie2(*). Cet ensemble d'activités corrélées ou interactives de transformation est désigné par le terme « processus ». Autrement dit donc, les produits (et services) sont « le résultat d'un processus »3(*).

Le terme « qualité » pouvant être ambigu, vue sa multiplicité de sens, sa définition a été précisée au niveau de l'Organisation Internationale de Normalisation (ISO)4(*). Selon cette dernière, la qualité est « l'aptitude d'un ensemble de caractéristiques intrinsèques à satisfaire des exigences »5(*). Concrètement, la qualité existe lorsque la nature de la prestation offerte correspond aux exigences6(*). La nature de la prestation d'un produit ou d'un service comprend, aussi, l'information et le contact avec le client. Les exigences ne se limitent toutefois, pas uniquement, aux besoins et aux attentes du consommateur individuel, mais englobent aussi les demandes et obligations de tous (respect de l'environnement et sécurité) et du producteur lui-même (coûts, délais).

Ces exigences, ou encore besoins, ou attentes formulées peuvent concerner un produit, une activité ou un processus, un organisme ou une personne. Elles sont celles des utilisateurs ou clients à savoir des particuliers, des entreprises, des services publics ou privés, des services internes ; et sont soit exprimées par le client, soit implicites ou potentielles.

Par ailleurs, la qualité peut se définir selon le contexte socio-économique et culturel du milieu dans lequel l'on se trouve. Toute communauté possède des valeurs et des us qui lui sont propres. De façon particulière, les africains sont le plus souvent accusés d'appliquer, grossièrement, ce qui leur vient de l'extérieur. Il ne faut, toutefois, jamais perdre de vue que ce qu'il y a ailleurs se retrouve également chez soi, mais sous d'autres formes ou d'autres appellations ; et que également, tellement de théories et de pratiques, d'origine africaine ont été expatriées pour nous revenir sous d'autres formes que nous peinons même parfois à reconnaître.

Ainsi, même si cela n'est pas si perceptible, les Africains faisaient du management à l'aide de méthodes, aujourd'hui assimilable aux outils utilisés dans le management de la qualité ; et ceci bien avant l'avènement des pratiques et des concepts formels du management de la qualité. De tout temps, dans nos villages ou campagnes, lorsqu'il y a un problème concernant tout le village ou un membre du village, il y a réunion pour résoudre ce problème. Sous l'arbre à palabres, chacun des sages ou des notables donne son point de vue et propose sa solution pour la résolution du problème ou du sujet, objet à palabres. A l'issue de la rencontre, une ou plusieurs propositions sont retenues, et la décision de mise en œuvre de cette solution est prise par le chef et appliquée selon ses prescriptions. Cette décision, prenant en compte tous les aspects environnementaux et coutumiers, sont d'autant plus efficaces qu'efficients, mais seulement à caractère socioculturel. Le caractère économique vient s'ajouter, évidemment, à l'échelle de l'entreprise. Les africains, par nature, ne sont pas étrangers à certains aspects des normes, quel qu'en soit la teneur qu'on leur donne.

Il existe donc un Système de Management de la Qualité de base dans nos sociétés africaines, quoique traditionnelles. Mais aujourd'hui, le langage étant plus communautaire, plus international, les entreprises africaines à l'instar de leurs semblables des autres continents, veulent s'identifier à des référentiels de management de la qualité, et ainsi, aller au delà de ce management traditionnel. Toute entreprise se revendique d'une qualité, existante ou non, selon un référentiel universel ou interne.

Les praticiens ont transcrit la qualité en formule mathématique. Elle peut ainsi être mesurée par l'expression :

Q = P / A

Avec Q la qualité ; P la performance ou les résultats ; et A les attentes du client

Si Q = 1, les attentes du client ont été honorées et le client est totalement satisfait. Il s'agit là, d'une situation idéale.

1. 1.2. Les caractéristiques de la qualité

Les caractéristiques composantes de la qualité sont de nature très diverses selon le type de « produit » proposé.

Pour un produit matériel, les caractéristiques sont dimensionnelles, physiques, chimiques, sensorielles, etc. ; et aussi de fonctionnement (respect de performances, de consommations). A celles-ci s'ajoutent des caractéristiques assurant le maintien dans le temps de l'aptitude à l'emploi (fiabilité, maintenance, aptitude à la conservation), et des caractéristiques liées à la sécurité d'emploi et l'absence de nuisances (ou des nuisances réduites vis-à-vis des utilisateurs, des tiers et de l'environnement).

Pour un service, par contre, les caractéristiques comprennent, selon les cas, des aspects relationnels (accueil, dialogue), des conditions d'ambiance et de confort, des aspects liés au temps (respect d'horaires), des dispositions propres à faciliter la tâche de l'usager (formulaires simples, notices claires).

Ces caractéristiques concourent toutes à la satisfaction des besoins des utilisateurs.

En fait, la qualité est « dans le produit ». Elle est intrinsèque au produit (ou service). Elle n'est pas cette chose en plus, que l'on rajoute, après la conception du produit. Il n'y a pas dans une entreprise des gens qui font le produit et d'autres qui font la qualité. C'est en faisant le produit, tout au long de sa conception et de sa réalisation, que l'on fait en sorte qu'il ait toutes les caractéristiques requises, c'est-à-dire la qualité voulue.

La qualité n'est pas la performance maximale, mais le respect de la performance spécifiée. Ce n'est pas le « haut de gamme », comme le pensent très fréquemment plusieurs interlocuteurs rencontrés ; et l'on ne peut comparer la qualité de produits ou services qu'à l'intérieur d'une même gamme, correspondant à un type de besoin et à une fourchette de prix. La qualité à obtenir est la qualité nécessaire et suffisante répondant au besoin, dans des limites de coût données.

La qualité se perçoit également à travers différents niveaux de définitions. Elle peut être caractérisée par :

- Le respect du cahier des charges : Le produit ou le service correspond bien à ce qui était écrit, la publicité est non mensongère ;

- Le maintien de la conformité : Les fonctions fournies ne doivent pas se détériorer rapidement dans le temps en utilisation normale ;

- La satisfaction implicite : Le consommateur doit trouver le bien-être recherché par l'acquisition du produit. Ce pour lequel il se l'est procuré doit être assouvi ;

- La satisfaction économique : Le consommateur doit en avoir pour son argent ; car en dernier recours, c'est lui qui décide des produits qui vont se vendre.

Par ailleurs, lorsqu'une caractéristique d'un produit ou d'un service ne satisfait pas aux exigences de l'utilisation prévue, on dit qu'il y a un défaut (de conception, de réalisation ou d'exécution) ; lorsqu'elle n'est pas conforme à la spécification, on parle de non-conformité. Le terme anomalie, plus général, couvre tout écart ou déviation par rapport à ce qui était attendu.

La non-qualité représente, quant à elle, globalement, l'ensemble des écarts entre la qualité voulue et la qualité détenue, constatés sur un produit. Elle se mesure en éléments statistiques ou économiques. Dans un sens plus large, elle est le « contraire » de la qualité.

1.2.  Les objectifs relatifs à la qualité

Les objectifs face à la qualité dépendent du bord sur lequel l'on se situe pour analyser la qualité. Pour cela, les experts de la qualité distinguent des « partenaires pour la qualité ». Ces partenaires sont : l'entreprise et les clients. Les objectifs de chaque partie diffèrent donc, selon le statut de chacune d'elles.

1.2.1 Les objectifs de l'entreprise

L'entreprise est un ensemble d'installations et de personnes avec des responsabilités, des pouvoirs et des relations. Elle est un acteur économique produisant des biens et des services pour d'autres acteurs, dans le but de dégager des bénéfices. Ses objectifs sont liés à ses obligations envers l'extérieur (les clients et la société) et envers elle-même. Elle a, également, des engagements qu'elle se doit d'honorer vis-à-vis de tous les facteurs la composant.

L'entreprise doit satisfaire le client. Elle est conduite à épouser le point de vue de celui-ci quant à la qualité. Elle doit lui procurer la qualité voulue et les éléments de confiance en cette qualité. Aussi, envers les clients liés à elle par contrat, l'entreprise doit respecter les clauses contractuelles en matière de qualité, de prix et de délai. Cela constitue pour elle des objectifs « externes » à atteindre.

Les objectifs « internes », quant à eux, viennent des obligations de l'entreprise envers son personnel et envers ses actionnaires ; ou d'une façon générale, envers ceux qui mettent les moyens à sa disposition. Elle recherche la rentabilité, la compétitivité, la pérennité, la progression.

L'amélioration de la qualité de ses fournitures et prestations, acquise par une meilleure maîtrise des processus, est un facteur essentiel de rentabilité et de compétitivité. Car, selon la « réaction en chaîne » enseignée par Deming7(*) aux Japonais dès 1950, cette amélioration de la qualité permet, avec la réaction des coûts de la non-qualité et des prix de revient, de « gagner des parts de marché, grâce à une meilleure qualité et à des prix plus faibles ».

1.2.2.  Les objectifs des clients

Le client est une personne ou un groupe de personnes qui reçoit, contre paiement, un produit ou un service et qui bénéficie des avantages découlant de ce produit ou service. Le terme « client » s'applique à l'entreprise, au consommateur, à l'utilisateur final d'un produit, au détaillant, au bénéficiaire ou à l'acheteur.

Le client est l'acteur le plus important de l'entreprise, car il détermine de façon significative la survie et le développement même de celle-ci. Son objectif, en terme de qualité des produits ou des services proposés à lui par l'entreprise est des plus délicats. Le client veut avoir, à l'avance, une probabilité aussi élevée que possible, sinon la certitude absolue, que le produit ou service dont il va disposer répondra à ses besoins. Il est très attentif à la qualité de ce qu'il acquiert.

Les objectifs du client, face aux produits et aux services d'une entreprise, sont réunis sous l'appellation « exigences du client ». Ses relations avec l'entreprise sont le plus souvent limitées à la satisfaction de ses exigences, et donc de ses besoins ou attentes formulés, de façon implicite et pourquoi pas, de façon imposées.

De nos jours, l'impact de la qualité s'est profondément élargi, puisqu'elle ne touche pas seulement le produit, mais aussi les procédés de fabrication, les équipements et les hommes, l'organisation et toutes les procédures de travail au sein de la structure. Au-delà de la qualité du produit, il faut entrevoir tous les aspects et facteurs concourant au produit fini. Il convient donc de se familiariser avec le management de la qualité.

Par Gracien M. - Publié dans : Management - Communauté : Blogs Formation
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 07:40

Faisons suite à l'étude de la veille concurrentielle, bonne lecture

1.5 Confidentialité

Vous n'êtes pas seul à pratiquer la veille concurrentielle. D'où l'importance de protéger votre savoir. Vous pouvez apprendre beaucoup de choses à propos de vos concurrents, mais peuvent-ils en savoir autant à votre sujet? La plupart des entreprises diffusent trop d'information. La confidentialité des renseignements de votre entreprise est plus menacée aujourd'hui que jamais auparavant. Il faut que vous sachiez protéger vos connaissances. U ne stratégie de veille concurrentielle complète doit comprendre non seulement des mesures « offensives », mais aussi des mesures défensives!

 Ce que vous devez savoir

 Vos secrets industriels, ce sont tous les renseignements qui pourraient permettre à une autre entreprise de tirer des avantages économiques de votre dur labeur.

• Quelles connaissances avez-vous besoin de protéger? La liste est longue; elle comprend les dessins et les formules,

les listes de clients, les stratégies de commercialisation, les structures de prix, l'information sur les nouveaux produits, les processus de fabrication et l'emplacement des usines. Les déplacements d'un dirigeant peuvent donner des indices sur une nouvelle usine ou un nouveau client; les offres d'emploi peuvent dévoiler l'imminence d'un conflit de travail ou d'une phase d'expansion; les ébauches de documents qui finissent à la corbeille risquent d'être récupérés.

• Vos propres employés savent-ils ce qui est confidentiel et ce qui ne doit pas être communiqué aux concurrents?

• Dans votre entreprise, qui a accès à quel type d'information? Votre réseau d'information - qui englobe le dépôt d'information concurrentielle — est-il protégé par un mécanisme de sécurité qui comprend des noms d'utilisateur et des mots de passe pour les employés?

 Tactiques de confidentialité

 Pour protéger ses renseignements confidentiels, une entreprise peut adopter des mesures de prévention afin de se rendre invisible aux yeux inquisiteurs de la concurrence. Voici trois moyens de protection efficace :

1. Déterminez à quelles activités vos concurrents s'intéressent le plus et concentrez vos efforts sur la protection de ces activités

2. Trouvez par quels canaux vos concurrents collectent des données brutes sur votre entreprise et décidez de ce que vous laisserez passer par ces canaux;

3. Déterminez par quelles techniques vos concurrents analysent les données qu'ils recueillent, puis privez-les de quelques données essentielles au succès de ces techniques. On compte beaucoup d'autres tactiques utiles, par exemple :

• Parlez à tous vos employés. Expliquez-leur que vos concurrents cherchent (ou chercheront bientôt) à recueillir de l'information sur vous. Dites-leur comment la concurrence peut procéder, puis dites-leur quels renseignements doivent être protégés... et pourquoi il faut les protéger.

• Évitez de confier de l'information concurrentielle délicate à tout le monde. Par exemple, vous pouvez dire qu'un nouveau produit sera lancé l'été prochain, mais ne précisez pas la date du lancement ni les points de vente choisis.

• Sachez à qui vous vous adressez. Au téléphone, tâchez de savoir qui est votre interlocuteur, quelle est précisément sa tâche et pourquoi il vous interroge sur votre entreprise.

• Passez votre site Web au peigne fin. En dites-vous trop long? À titre d'exemple, est-il vraiment nécessaire de donner l'adresse de tous vos distributeurs? Par ailleurs, n'oubliez pas que les pages non indexées ne sont pas forcément introuvables...

• Apprenez qui parle de vous : cherchez le nom de votre entreprise sur Internet. Faites aussi une recherche de liens de retour. Quels sites comprennent des liens qui renvoient à votre site?

• Faites preuve de gros bon sens. Ne parlez pas de votre entreprise au téléphone cellulaire au beau milieu d'une foule. De même, évitez de travailler à des documents de nature confidentielle sur votre ordinateur portatif dans l'avion - vous ne savez jamais qui prend place à côté de vous!

 
1.6 Point de départ

 Avant tout, les employés de votre entreprise qui participent à la veille concurrentielle doivent savoir pourquoi ils le font. Quel type d'information l'entreprise cherche-t-elle à acquérir? Pourquoi vos employés et vous-même consacrez-vous du temps à étudier l'environnement concurrentiel? Songez à ce qui est en jeu : en savez-vous assez sur la relations avec vos principaux clients, sur les concurrents qui risquent de vous voler des parts de marché, sur les nouveaux concurrents éventuels et sur les pratiques exemplaires de l'industrie concernant les différentes fonctions de l'entreprise?

 Passez à l'action

 Une fois que vous savez quelle information vous aidera à réduire les risques attribuables à la concurrence, prenez les mesures qui s'imposent dans les domaines suivants :

Priorités : Pour fixer des priorités de veille et choisir des secteurs d'intervention, définissez les besoins auxquels

vous ne pouvez pas répondre avec vos moyens actuels.

Responsabilités : Si vous ne menez pas vous-même les activités de veille, chargez-en expressément une personne haut placée dans l'entreprise. Identifiez le petit groupe de personnes qui est responsable de la collecte, de l'organisation, de l'analyse et de la diffusion de l'information sur l'environnement concurrentiel. Au besoin, offrez-lui de la formation pour vous assurer qu'il saisit l'information la plus importante et ne s'embarrasse pas de futilités, ni de renseignements sans intérêt pour les utilisateurs.

Communication : Instaurez des moyens pour que tous les employés puissent facilement fournir de l'information sur un aspect de l'environnement concurrentiel dont ils ont connaissance.

Ressources : Envisagez de recourir à des technologies ou à des services de l'extérieur pour simplifier le plus possible, au plan technique, la collecte, l'organisation et la production de rapports.

 Tournez-vous vers l'avenir

Au moment d'entreprendre un programme de veille concurrentielle, pensez aux cinq étapes suivantes :

1. Définition des besoins : Quelle information est requise? Pourquoi l'est-elle? Quand en avez-vous besoin?

2. Collecte et organisation : Recueillez les bonnes données et enregistrez-les d'une façon structurée.

3. Analyse : Cette étape est cruciale. Étudiez les données, regardez la situation dans son ensemble et dégagez les tendances. C'est le moment « eurêka! » : il doit en ressortir une recommandation précise.

4. Production de rapports et diffusion d'information : Faites connaître vos activités aux employés à qui elles profiteront, des représentants de vente au propriétaire ou au PDG - bref, à tous ceux qui prennent des décisions d'affaires stratégiques.

5. Évaluation : Mesurez l'impact de l'information que vous avez fournie. Celle-ci a-t-elle été mise à profit? Comment? Ou pourquoi pas? Cette information a-t-elle conduit à une vente? À des économies? A-t-elle contribué à rehausser l'image de l'entreprise? Comment pourrait-on parfaire le processus?

 

1.7 Vos concurrents

 Que pouvez-vous apprendre sur vos concurrents?

 Où trouver l'information?

À quel point devez-vous connaître vos concurrents? Cela dépend de l'obstacle qu'ils opposent -ou risquent d'opposer - aux projets d'avenir de votre entreprise. D'abord, vous devez déterminer dans quelle mesure il est urgent que vous disposiez d'information sur vos concurrents. Ensuite, vous pourrez décider des ressources à consacrer pour satisfaire les besoins de l'entreprise.

 Apprendre à connaître ses concurrents

 En quelques minutes, vous pouvez tirer du site Web d'une entreprise des renseignements de base utiles, à savoir :

• l'emplacement de l'entreprise;

• sa structure;

• les dirigeants de ses divisions;

• ses partenaires stratégiques;

• ce qu'elle a acheté ou vendu récemment;

• ses principales compétences;

• son profil financier ou sa situation financière;

• comment communiquer avec différents employés.

En creusant un peu plus, vous trouverez :

• ses principaux clients;

• sa part de marché par segment;

• les nouveaux produits ou services en développement;

• ses stratégies et ses activités de commercialisation;

• ses fournisseurs.

Si le concurrent présente une menace sérieuse pour votre entreprise, il vous sera utile de savoir quels sont ses points forts. Est-il particulièrement reconnu pour :

• commercialiser rapidement de nouveaux produits ou services?

• trouver du capital pour de nouvelles initiatives?

• exploiter la recherche et le développement?

• son expertise dans une technologie ou un procédé précis?

• son traitement efficace des commandes?

• sa gestion des stocks perfectionnée?

• mobiliser et former un personnel de vente à l'extérieur?

• motiver et former les travailleurs horaires aux premiers échelons?

• sa souplesse dans la fabrication?

• sa gestion efficace des fournisseurs?

• sa logistique?.

 

Sources d'information

 Vous trouverez dans ce site un éventail de sources où puiser l'information voulue. Toutefois, gardez à l'esprit les points suivants :

• L'information sur les concurrents ne vous apporte rien si vous ne l'associez pas à une connaissance générale des affaires et à une évaluation objective des forces et des faiblesses de votre entreprise. C'est la jonction avec ces données additionnelles q ui transforme les renseignements sur les concurrents en information concurrentielle.

• Toute l'information que vous trouverez sur vos concurrents ne sera pas forcément exacte, pertinente, ni utile. Il est très facile de s'enliser en pensant que « plus » est forcément « mieux » et de perdre de vue son véritable objectif.

Pour commencer, vous devez connaître la vraie nature de vos concurrents.

 
1.8 Définir la concurrence

 Quelles entreprises ont la capacité d'occuper votre

marché, aujourd'hui ou demain?

 Pour bien planifier l'avenir, vous devez vous interroger sur ce que sera vraisemblablement le climat concurrentiel dans votre secteur d'activité. Il s'agit d'examiner les concurrents actuels et d'analyser l'environnement concurrentiel dans le but d'anticiper l'émergence de nouveaux concurrents.

 Questions clés

 • Quels produits ou services sont en concurrence avec les vôtres et qu'est-ce qui les distingue des vôtres?

• Quels sont vos marchés cibles? Comment les entreprises présentes sur ces marchés envisagent-elles l'avenir de leur industrie? Quelles nouvelles offres sont susceptibles de répondre aux besoins? De qui émanent-elles?

• Dans le même ordre d'idées, quels marchés vos concurrents actuels visent-ils pour certains produits ou services?

• Quels produits ou services sont en cours de développement par vos concurrents actuels ou futurs? Compromettent-ils votre capacité de tirer des avantages financiers et concurrentiels du fait d'être le premier à commercialiser

vos nouveaux produits ou services?

• Quelles sont les compétences organisationnelles les plus importantes pour la prospérité de votre entreprise? Quelles sont les forces et les faiblesses de votre entreprise dans chacun de ces secteurs, en comparaison avec ceux de vos principaux concurrents? D'autres entreprises qui ne sont pas présentes sur votre marché posséderaient-elles les compétences nécessaires?

 Juger de la stratégie d'un concurrent

 Une bonne façon de prendre le pouls d'un concurrent consiste à mesurer sa présence en ligne. Toutes formes confondues, à quel point la marque de votre concurrent est-elle répandue sur

Internet? Plus particulièrement, combien de fois la voyez-vous dans des pages reliées à votre marché, ou encore à d'autres entreprises ou à la vôtre? N'oubliez pas que les groupements d'intérêts dans lesquels figure la marque de votre concurrent révèlent qui sont les clients ciblés et peuvent vous donner des indices sur l'évolution

de sa stratégie. En examinant les occurrences de la marque de votre concurrent, vous pourrez vous faire une idée des tactiques que ce dernier applique pour s'imposer sur le marché.

Par Gracien M. - Publié dans : Economie - Communauté : Blogs Formation
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 09:23

1.1 Qu'est-ce que la veille concurrentielle?

Pratiquer la veille concurrentielle, c'est collecter, analyser et utiliser de l'information tirée de sources publiques et non exclusives dans le but d'accroître sa compétitivité. On l'a vu, la veille ne se résume pas simplement à collecter de l'information. Il ne s'agit pas non plus d'espionner ses concurrents. La veille concurrentielle consiste à analyser l'information dont on dispose dans le cadre d'un processus continu qui est étroitement lié à la planification stratégique. C'est en quelque sorte un système circulatoire pour le savoir de l'entreprise. Les connaissances véhiculées par ce système englobent :

les concurrents;

• la technologie;

• les changements dans les lois et les règlements;

• les fournisseurs;

• le matériel;

• les tendances de l'industrie et du marché;

• les changements politiques et économiques.

Grâce à la veille concurrentielle, vous disposerez d'information de qualité sur les questions importantes et vous serez informé d'une façon formelle et systématique. La veille a pour objet de vous donner des pistes utiles pour prendre des décisions concernant l'avenir. Vous trouverez ici un vaste éventail de renseignements sur des sujets variés, des simples conseils sur la recherche d'information à la disponibilité de ressources externes, en passant par les subtilités de la stratégie concurrentielle.

 Pourquoi avez-vous besoin de la veille concurrentielle?

Si vous possédez une petite ou moyenne entreprise (PM E), la veille concurrentielle vous aidera à faire de l'argent et à éviter le gaspillage et les pertes financières car elle vous donnera accès à de précieuses connaissances sur votre entreprise, vos concurrents et votre secteur d'activité. Vous est-il déjà arrivé de mettre au point un nouveau produit ou service et de vous faire devancer par un concurrent au moment de la mise en marché? Voilà le genre de situation qui rend la veille indispensable.

Comme la majorité des PME, votre stratégie de croissance est probablement axée sur l'acquisition de nouveaux clients, l'accroissement de la part de marché, l'offre de nouveaux produits ou services et l'amélioration de votre équipement. Pourtant, ces activités risquent toutes de s'avérer inutiles et d'entraîner un terrible gaspillage de ressources si vous n'avez pas assez d'information pour faire des prévisions fiables et formuler des stratégies concurrentielles efficaces.

1.2 Votre entreprise

 C'est à l'intérieur même de votre entreprise que commence une veille efficace. Une veille efficace commence à l'intérieur même de votre entreprise. Vous devez coordonner Votre effectif, comprendre ses aptitudes, le conseiller et l'encourager. Il faut, d’une part, que vous mettiez à jour l'information que possède déjà votre entreprise et que vous en tiriez profit (Vos connaissances). D'autre part, vous devez protéger l'information de votre entreprise par une saine gestion des renseignements confidentiels (Confidentialité) et, bien sûr, trouver un Point de départ stratégique. Il n'y a rien là de bien coûteux. À l'aide d'outils d'affaires électroniques, vous trouverez des Sources d’information et analyserez (Analyse) les renseignements que vous en aurez tirés avec efficacité. Mais aussi performants que soient ces outils, vous n'irez nulle part si vous n'avez pas d'objectif bien défini. Pour le formuler, posez-vous la question suivante : quelle est l'information la plus importante dont vous avez besoin pour mener votre Stratégie concurrentielle, et quel est le moyen le plus efficace de vous procurer cette information et d'en tirer parti pour prendre des décisions? Un avertissement s'impose : il arrive trop souvent que l'on se concentre sur l'acquisition de l'information au détriment de son interprétation. Il faut faire la distinction entre ce qu'il est intéressant de savoir et ce qui est essentiel. Si vous vous concentrez sur l'essentiel, vous gagnerez du temps et vous éviterez bien des efforts inutiles.

 1.3 Votre effectif

 L'appui de la hiérarchie

 La veille concurrentielle sous-entend un processus continu et à long terme qui do it bénéficier d'un appui constant des dirigeants de l'entreprise. Il s'agit de créer un milieu qui encourage les employés à rester aux aguets et à participer d'une manière systématique à la mise en commun de l'information qu'ils obtiennent. Autrement dit, vous devez montrer aux employés comment tirer profit de l'information et leur donner un moyen simple de partager celle qu'ils détiennent. Il n'est pas bête de prévoir une certaine forme de reconnaissance pour les contributions des employés.

 Qui doit être responsable?

Une personne ou un petit groupe de personnes doit se charger de la gestion du processus ou du système de veille concurrentielle. Il faut que l'information soit entretenue de façon continuelle, sans quoi elle devient caduque et l'on abandonne rapidement le système. Au moment de choisir des chefs ou des coordonnateurs pour vos activités de veille concurrentielle, pensez aux personnes qui ont une bonne idée de la position concurrentielle de l'entreprise et qui ont à cœur d'améliorer sa compétitivité.

 Favoriser la collaboration au sein de l'entreprise

 La « politique des données » constitue l'un des plus grands obstacles à la réussite de la veille concurrentielle. Quelqu'un (votre meilleur vendeur, par exemple) vous dira forcément : « C'est très bien d'avoir accès à toute cette information, mais vous n'allez pas trouver MES renseignements là-dedans! Ce sont eux qui me rendent indispensable... ». Il peut être difficile de faire accepter l'idée que la coopération apportera des avantages à tout le monde. Même si vous êtes à la fine pointe de la technologie, vous ne devez pas oublier que ce sont les gens qui font rouler l'entreprise. Ici aussi, il est important de prévoir des mesures incitatives. Il peut s'agir d'un simple mot de remerciement ou d'une lettre d'éloges versée au dossier. À vous de choisir des mesures qui seront efficaces auprès de vos employés.

 Questions de planification importantes

 Comment souhaitez-vous que l'information vous soit présentée? Préférez-vous de simples messages électroniques, des rapports de recherche en bonne et due forme, des sommaires des faits essentiels ou des exposés aux réunions? Peut-être voulez-vous que toute l'information soit publiée sur un site Web sécurisé? En votre qualité d'initiateur et de dirigeant, vous devez faire en sorte que les résultats des activités de veille concurrentielle soient livrés de la façon qui convient le mieux à votre emploi du temps et à votre style de travail.

Compétences, ressources et formation

 Quelles sont les aptitudes de vos employés? Vous avez besoin de personnes douées dans les domaines suivants :

• Recherche et collecte

• Production de rapports et communication

• Analyse et stratégie

Au commencement, vous voudrez vraisemblablement confier l'essentiel du travail aux ressources internes que vous possédez déjà. Toutefois, à mesure que votre entreprise prendra de l'essor, vous aurez peut-être besoin d'enrichir votre système de veille pour répondre à des besoins plus pointus en matière d'information et de technologie. À ce sujet, voici quelques questions à vous poser :

• Souhaitez-vous former des membres de votre effectif pour qu'ils deviennent des spécialistes de la veille concurrentielle? La formation peut porter sur les techniques de collecte et d'analyse d'information ou encore sur l'exploitation et la maintenance de logiciels. Le cas échéant, sachez que des cours sont offerts à l'université, online et dans certains établissements commerciaux.

• Avez-vous des ressources suffisantes pour pratiquer la veille concurrentielle sans faire appel à des gens de l'extérieur? Sinon, vous pouvez recourir à des services-conseils en veille concurrentielle (Services-conseils et services de recherche) ou opter pour l'automatisation de la collecte (Logiciels) ou de la gestion des données (Outils de gestion des données).

 1.4 Vos connaissances

 Qui sait quoi dans votre entreprise?

 Vous serez sans doute étonné d'apprendre que vous détenez déjà, sur les différents supports d'information dispersés çà et là, l'essentiel de ce que vous avez besoin de connaître sur vos concurrents et votre secteur d'activité. Une quantité phénoménale d'information sur votre environnement concurrentiel se trouve sur les supports suivants :

• publications imprimées, rapports, dossiers, conseils, coupures de presse et messages;

• documents en ligne que des employés reçoivent ou trouvent;

• logiciels qui traitent de l'information non structurée (logiciels de courrier électronique, collecticiels, logiciels de collaboration, bases de données de groupes de travail, de gestion des documents et de discussion, etc.). Beaucoup de tâches courantes produisent automatiquement de l'information concurrentielle. Par exemple, les achats s'accompagnent toujours d'information. En effet, les acheteurs doivent connaître le marché, c'est-à-dire :

• les produits offerts (produits utilisés et produits de substitution éventuels);

• les différentes normes de qualité et de sécurité;

• les principaux fournisseurs;

• les principaux concurrents (sources possibles de concurrence pour les fournisseurs et donc pour vous). Les acheteurs ont toujours besoin d'information. D e fait, il leur arrive souvent de pratiquer la veille concurrentielle sans même s'en rendre compte. Ils doivent toutefois savoir traiter efficacement l'information qu'ils recueillent pour la présenter sous une forme utile aux personnes chargées de prendre des décisions pour toute l'entreprise.

Gérer les sources d'information internes

 Il s'agit de rendre toutes vos sources d'information utiles à l'ensemble de l'entreprise. Pour en arriver là, vous devez mettre des processus en place pour catégoriser cette information, la tenir à jour et en faciliter l'extraction et l'analyse à des fins diverses. Naturellement, à mesure que le volume d'information et le nombre d'utilisateurs s'accroîtra, vos systèmes de gestion de l'information devront évoluer. Il existe des Logiciels qui vous permettront de balayer régulièrement vos ressources textuelles internes pour y déceler l'information concurrentielle. Il est possible, à l'aide de ces logiciels, d'identifier les données pertinentes sans les extraire des fichiers d'origine ou encore d'extraire ces dernières et de les consigner dans une base de données textuelles commune.

Vous pouvez aussi diffuser l'information résultant des activités de veille sur votre intranet. Vous pourrez alors charger le responsable de l'intranet de créer des rapports réguliers ou ponctuels, selon les besoins, et d'envoyer des messages électroniques aux employés pour les aviser de la publication de nouveaux rapports sur votre intranet sécurisé.

 Questions de planification importantes

 • Quelles personnes et quelles organisations sont vos sources d'information concurrentielle les plus fécondes et les plus précieuses?

• Pouvez-vous communiquer rapidement avec ces personnes et ces organisations au besoin?

• Disposez-vous d'un système d'enregistrement et d'extraction de l'information acquise de ces sources?

Par Gracien M. - Publié dans : Management - Communauté : Blogs Formation
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 09:27

Soucieux de promouvoir l'économie de développement en Afrique et de sensibiliser les fils et filles de la Mater Africa Nostra, j'inaugure donc cette catégorie avec une page sur le Nepad.

 Le NEPAD est la fusion du Partenariat du millénium pour le programme de redressement de l’Afrique et du Plan Omega. La fusion a été finalisée le 3 juillet 2001, donnant naissance à la Nouvelle initiative pour l’Afrique (NAI), qui a été approuvée par le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation l’Union africaine le 11 juillet 2001. La finalisation du cadre stratégique de la NAI le 23 octobre 2001 a constitué l’acte de naissance du NEPAD, le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique.

Qu’est-ce que le NEPAD ?

  • C’est un plan qui a été conçu et élaboré par des dirigeants africains.
  • C’est un plan de développement intégré qui répond de manière cohérente et équilibrée aux principales priorités sociales, économiques et politiques du continent.
  • C’est un engagement que les dirigeants africains prennent auprès des populations africaines et de la communauté internationale, à placer l’Afrique sur un sentier de croissance durable.
  • C’est l’engagement que les dirigeants africains prennent pour accélérer l’intégration du continent africain à l’économie mondiale.
  • Il représente aussi un cadre de nouveaux partenariats avec le reste du monde. Le NEPAD est également un appel lancé au reste du monde pour venir soutenir l’Afrique dans son propre effort de développement axé sur ses propres agendas et programme d’action.

Objectifs et priorités du NEPAD

Le NEPAD a trois objectifs : promouvoir la croissance accélérée et le développement durable, éradiquer la pauvreté généralisée et extrême, et mettre fin à la marginalisation de l’Afrique dans le processus de mondialisation.

Ces objectifs se traduisent dans six priorités sectorielles concrètes : premièrement, combler le déficit d’infrastructure (le traitement de cette priorité passe par des interventions dans quatre secteurs différents – le comblement du fossé numérique, l’énergie, les transports, l’eau et l’assainissement). deuxièmement, former les ressources humaines (en menant à bien quatre missions – réduire la pauvreté, combler le déficit éducationnel, renverser la tendance de l’exode des compétences et améliorer la santé) ; troisièmement, développer un secteur agricole fort et durable ; quatrièmement, assurer la sauvegarde et la défense de l’environnement ; cinquièmement, diffuser et favoriser la culture dans tout le continent ; sixièmement, enfin, développer la science et la technologie.

On s’attend à ce que la mise en oeuvre du NEPAD se traduise par la croissance économique et le développement, l’augmentation des emplois, la réduction de la pauvreté et de l’inégalité, la diversification des activités productives, l’amélioration de la compétitivité internationale et la hausse des exportations, et enfin le renforcement de l’intégration du continent africain.

Secrétariat du NEPAD

Le Secrétariat du NEPAD est composé d’un nombre réduit de personnel de base installé à la DBSA à Midrand, en Afrique du Sud.

  • Fonction de liaison et de coordination.
  • Fonction administrative et logistique.
  • Impartition du travail sur les aspects techniques aux principaux organismes et / ou experts du continent

Communautés économiques régionales

Les Communautés économiques régionales (CER) reconnues par l’Union africaine sont les composantes de base des programmes et initiatives du NEPAD.

Les CER travaillent au classement par ordre de priorité des projets et programmes du NEPAD en collaboration avec leurs pays membres.

Elles assurent le suivi des diverses initiatives du NEPAD et sont en première ligne en ce qui concerne les questions de planification de l’intégration régionale, d’harmonisation des politiques, de promotion des projets, de mobilisation des ressources, etc.

Par Gracien M. - Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 09:13

Il s'agit ici d'une question cruciale qui ne peut échapper à tout producteur de biens ou de services.

 1. l'esprit « qualité ».

La notion de qualité doit s'apprécier au niveau de l'entreprise dans son ensemble. En effet, la qualité ne concerne pas que les services production mais également les services commerciaux, les services de G. R. H., les services administratifs, etc....

De ce point de vue, la qualité s'inscrit dans la culture d'entreprise et il s'articule autour de 4 axes principaux :

1.1. La conformité.

La conformité consiste à rechercher de manière permanente l'adaptation aux besoins réels du client. Toutes les actions individuelles ou collectives doivent être orientées dans ce sens, et ceci aussi bien à l'intérieur de l'entreprise qu'à l'extérieur.

Il s'agit en quelque sorte d'une transformation des relations internes et des relations externes sur le plan relationnel -- les relations avec les collègues, avec les supérieurs, et avec les clients, doivent être pensées en termes de relations « clients/fournisseurs ».

Cet état d'esprit est assez révolutionnaire dans les entreprises dans la mesure où certaines habitudes d'isolement et de compartimentation des tâches doivent être abandonnées. Que l'on soit ouvrier, ingénieur, chargé d'affaires ou secrétaire, les tâches ne doivent être exécutées qu'en fonction de la satisfaction attendue de la clientèle.

1.2. La recherche d'indicateurs positifs.

Il s'agit ici de se fixer des objectifs de progrès en fonction du suivi d'indicateurs. Ces indicateurs peuvent, par exemple, concerner le pourcentage de clients mécontents, la quantité de papier consommé, le taux de panne, etc..

1.3. L'autonomie dans le travail.

Chaque salarié doit être responsabilisé sur les tâches qu'il doit accomplir. Être autonome, cela signifie s'approprier son travail sans attendre des directives imposées. Initiative et responsabilisation sont donc les deux mots clés de la qualité au niveau du travail quotidien de chacun.

1.4. L'excellence.

C'est la recherche des fameux 7 zéros ( zéro délai, zéro stock, zéro papier, zéro défaut, zéro panne, zéro mépris, zéro accident) ainsi que la « décompartimentation » des fonctions commerciales, administratives, production, etc.... Chacun doit avoir une vision d'ensemble de fonctionnement de l'entreprise et ne pas se retrancher dans des attitudes du type « cela ne me regarde pas » ou « cela n'est pas mon travail ! ».

 

2. Démarche et enjeux de la qualité.

2.1 La démarche qualité.

Pour les entreprises, la démarche qualité se matérialise souvent par la mise au point d'un manuel qualité (indispensable pour la certification ISO).

D'une manière générale, la certification d'un système d'assurance qualité passe par différentes étapes :

1°étape: Etude d'opportunité.

Il s'agit ici d'identifier les avantages que l'entreprise peut retirer d'une démarche qualité.

2°étape : le diagnostic.

Le diagnostic doit porter sur l'ensemble du système qualité mais peut être élargi à l'organisation de l'entreprise toute entière et aussi au management. Il s'agit surtout d'envisager ici les conditions de mise en œuvre de la participation du personnel au projet qualité.

3°étape: l'élaboration d'un plan d'action.

Le plan d'action consiste à planifier les opérations et distribuer les rôles. Un comité de pilotage est, en principe, désigné pour suivre le déroulement des opérations.

4°étape: la conception et l'application du système qualité.

À ce niveau, un manuel qualité est rédigé de manière à formaliser très précisément l'ensemble des processus et surtout les actions envisagées.

Il s'agit également d'identifier et de traiter tous les dysfonctionnements du système mis en place et de veiller à l'amélioration permanente des procédures.

5°étape: la certification.

L'organisme certificateur est choisi librement par l'entreprise en fonction des besoins qu'elle aura préalablement déterminés.

2.2 Les enjeux de la qualité.

Les enjeux de la qualité sont très nombreux mais s'observent principalement au niveau du personnel, des approvisionnements et de la distribution.

* Tout d'abord, l'ensemble du personnel doit être mobilisé autour du projet qualité. Très fréquemment, des cercles de qualité sont organisés  ils ont pour but d'analyser les dysfonctionnements observés et de proposer des actions correctives.

Rappelons que l'ensemble des actions du personnel doit être orientée dans l'objectif d'assurer le meilleur service possible à la clientèle.

* Au niveau des approvisionnements et de la distribution, la qualité totale est indissociable du développement de la fonction logistique (voir chapitre suivant). Il s'agit, bien entendu, de disposer de matières premières et de produits de qualité et de développer la coopération avec les fournisseurs,  les sous-traitants et les revendeurs.

La certification est donc, incontestablement, un facteur de compétitivité de l'entreprise.

 

Par Gracien M. - Publié dans : Production - Communauté : Blogs Formation
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus